😡Le Pacte de Marrakech ne permet pas à l’ONU d’imposer des politiques migratoires à ses États Membres

Le président Donald Trump juge, le pacte mondial de l’ONU, «incompatible» avec la souveraineté américaine. En France, Macron accusé de trahison par des généraux français pour avoir signé le pacte mondial sur les migrations 

Nations Unies
Contrainte de briser le consensus de Marrakech, l’Assemblée générale adopte seulement à l’issue d’un vote le Pacte pour des migrations sûres

Contrainte, par les États-Unis, de briser le consensus qui avait prévalu au Maroc le 10 décembre dernier, l’Assemblée générale a mis aux voix aujourd’hui le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, dit « Pacte de Marrakech » dans lequel les Chefs d’État et de gouvernement déclarent: « il est crucial que nous ne nous laissions pas diviser et que nous restions unis face aux difficultés que posent les migrations internationales et aux occasions qu’elles offrent ».  Ils y exposent donc la vision, les responsabilités et les ambitions qu’ils partagent sur les migrations, de sorte qu’elles soient bénéfiques à tous.

Les 23 objectifs du Pacte mondial ont été adoptés par 152 voix pour, l’opposition des États-Unis, de la Hongrie, d’Israël, de la Pologne et de la République Tchèque, et 12 abstentions.  La majorité des 54 délégations qui se sont exprimées ont, comme l’a fait le 10 décembre dernier, le Secrétaire général de l’ONU, détruit quelques mythes: le Pacte ne permet pas à l’ONU d’imposer des politiques migratoires à ses États Membres, empiétant sur leur souveraineté et il n’établit pas un nouveau droit de migrer permettant à chacun de choisir son pays de destination et le moment de s’y rendre.

Rien n’y a fait, les États-Unis, qui ont demandé le vote, ont vu dans le Pacte un effort de promouvoir « la gouvernance mondiale » au détriment du droit souverain des États de gérer leurs systèmes des migrations.  Ils se sont dits préoccupés par le fait que les partisans du Pacte, conscients d’un manque d’appui à une convention juridiquement contraignante, essayent maintenant d’utiliser le document comme un moyen de modifier le droit coutumier international.  Ils se sont dits particulièrement préoccupés par le terme « pacte » qui n’a aucune signification dans le droit international mais qui implique une obligation juridique.  Les États-Unis se sont opposés à ce postulat et ont souligné que ni le Pacte ni aucun des engagements pris par les États ne crée d’obligations juridiques ou de nouveaux droits et protections pour des ressortissants étrangers.

Chez nous, ont-ils martelé, les clandestins ne sont pas « irréguliers ».  Ils sont « illégaux, ils violent la loi et les politiques d’immigration et sont passibles de poursuites et de déportation ».  Les États-Unis ont rejeté catégoriquement un document qui impose ou peut imposer des directives, des normes, des attentes et des engagements internationaux susceptibles de limiter leur capacité de prendre des décisions dans l’intérêt supérieur de la nation.

Le Ministre des affaires étrangères de la Hongrie n’a pas dit autre chose face à un Pacte « déséquilibré » qui risque d’engendrer encore plus de flux migratoires dans le monde, refusant de voir se répéter les événements de 2016, lorsque des centaines de milliers de migrants ont « envahi illégalement » son pays, « provoquant des troubles, vandalisant les biens et s’attaquant même violemment aux forces de police ».

Sous une pluie d’applaudissements, les Philippines se sont livrées à un vibrant plaidoyer en faveur du Pacte, le « triomphe du multilatéralisme » qui révèle la nature fondamentalement morale de la souveraineté.  C’est peut-être là le problème, ont-elles décelé, parce que certains États veulent choisir quel migrant accueillir et lequel rejeter.  Mais les migrants ne sont pas « mis aux enchères », attendant impassiblement le mot « adjugé ».  Ils ne sont pas des « esclaves en transit, mais des êtres humains en mouvement ».  Rappelant l’épisode de ces Européens qui ont eu, en fuyant leur patrie, la chance de rencontrer, aux Amériques, des autochtones bienveillants, les Philippines ont dit: les migrations sont peut-être illégales mais elles ne sont pas un crime car « aucune force ne peut éteindre l’espoir » d’une vie meilleure.

Les 23 objectifs du Pacte associés chacun à un engagement, suivi d’une série de mesures regroupant des moyens d’action et des pratiques optimales, visent, entre autres, à collecter des données précises et ventilées pour élaborer de bonne politiques; lutter contre les problèmes structurels qui poussent des personnes à partir; munir tous les migrants d’une preuve d’identité légale; faire en sorte que les filières de migration régulière soient plus souples; et gérer les frontières de manière intégrée, sûre et coordonnée.

Il s’agit aussi de veiller à l’invariabilité et à la prévisibilité des procédures migratoires, d’assurer l’accès des migrants aux services de base; de leur donner les moyens de leur pleine intégration; et de créer les conditions pour leur permettre de contribuer pleinement au développement durable de leurs pays, par des envois de fonds plus rapides, plus sûrs et moins coûteux.  Il s’agit surtout de « renforcer la coopération internationale et les partenariats mondiaux pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

À tous ceux qui parlent de la perte de souveraineté des États, la France a estimé que soit ils n’ont pas lu le Pacte, soit ils sont de mauvaise foi, ou alors les deux🤔😇😅😂🤣.  Chaque pays agira selon ses législations et priorités pour mener à bien la mise en œuvre des 23 objectifs du Pacte, a assuré, à son tour, la Présidente de l’Assemblée générale qui a en outre achevé le débat entamé hier sur le vingtième anniversaire de l’adoption de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme.

L’Assemblée tiendra une autre séance demain, jeudi 20 décembre, à partir de 10 heures pour examiner les rapports de sa Deuxième Commission chargée des questions économiques et financières et de sa Sixième Commission chargée des questions juridiques..

Article complet ⏭ un.org

Les politiques d’immigration doivent toujours être prises «par les Américains et les seuls Américains» – Nikki Haley, Ambassadrice des États-Unis aux Nations unies

Le président Donald Trump a jugé, le pacte mondial de l’ONU, «incompatible» avec sa politique migratoire et la souveraineté nationale américaine. francais.rt.com

En France, Macron accusé de trahison par des généraux français pour avoir signé le pacte mondial sur les migrations.

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