Sud syrien : le glas sonne pour Israël

L’essentiel pour Netanyahu, ne pas prendre le risque de s’opposer trop frontalement aux Russes et aux Américains

Le Premier ministre israélien, Banjamin Netanyahu, affirme sur son compte twitter qu’ « Israël ne laissera pas l’Iran s’implanter en Syrie ». Il se paie le luxe d’écrire son message en persan et affirme : « Israël se réjouit d’un cessez-le-feu en Syrie, mais ce cessez-le-feu ne devrait pas favoriser une présence militaire de l’Iran et de ses alliés en Syrie et surtout dans le Sud syrien. »

Netanyahu affirme ensuite qu’il a fait part de son inquiétude au secrétaire d’État US, Rex Tillerson et au président russe, Vladimir Poutine au sujet d’un « déploiement du Hezbollah » aux portes d’Israël :  » Israël ne permettra de toute manière ni la présence du Hezbollah ni celle de l’Iran sur ses frontières ou de manière générale en Syrie. »

La guerre « mondiale » contre la Syrie a été une bénédiction pour Israël : depuis 2011, il utilise les terroristes takfiristes retranchés dans le Sud syrien comme ses « propres soldats » pour faire avancer ses plans dans le sud de la Syrie: il veut surtout annexer le Golan syrien qu’il occupe depuis plus de 40 ans. Aussi la prétendue « joie » de Netanyahu de voir « un cessez-le-feu » s’installer en Syrie ne trompe personne, l’essentiel pour lui consistant à ne pas prendre le risque de s’opposer trop frontalement aux Russes et aux Américains.

Mais Israël est-il réellement capable d’empêcher le Hezbollah et au-delà de lui l’Iran, de maintenir sa présence militaire aux côtés de l’armée syrienne toujours en guerre contre les terroristes?

Debkafile, site proche des milieux du renseignement militaire de l’armée israélienne revient sur les propos de Netanyahu pour répondre à cette question :  » Que la trêve aboutisse ou pas, ce n’est pas là la principale raison de l’inquiétude d’Israël, ce qui inquiète Tel-Aviv en Syrie, c’est l’Iran et le Hezbollah et leur présence sur les frontières israéliennes ». Selon Debkafile,  » la trêve qui vient d’être conclue entre le président Trump et son homologue russe est entrée depuis dimanche en vigueur. Elle est établie dans le sud-ouest de la Syrie, soit dans une région limitrophe à la fois des frontières israéliennes et jordaniennes. C’est un cessez-le-feu sans aucun horizon clair au regard des paramètres qui régissent la guerre en Syrie, depuis six ans qu’elle dure ».

Et le site ajoute :  » le Premier ministre et le ministre des Affaires militaires ne cessent de le souligner : ils ne veulent pas d’une présence du Hezbollah ou de l’Iran près des frontières israéliennes. Netanyahu a même parlé de ses inquiétudes à ce sujet, juste avant le sommet de G20 avec le secrétaire d’État US, Rex Tillerson et le président russe, Vladimir Poutine, mais les efforts de Netanyahu n’ont donné aucun résultat. L’échec de la tentative de Netanyahu nous rappelle l’autre revers, là aussi de taille, de son incapacité à empêcher l’acheminement d’armes et de munitions au Hezbollah via la Syrie. Qu’Israël le veuille ou pas, le Hezbollah reçoit des armes et continue à s’équiper ».

À ce stade de l’analyse, le lecteur a l’impression que les milieux politiques et militaires israéliens commencent à se trouver face à une nouvelle réalité : les États-Unis ne sont plus prêts à s’engager dans une confrontation militaire directe contre l’axe de la Résistance pour rassurer l’allié israélien. Quant à la Russie, son alliance avec l’axe en question a obligé Netanyahu à jouer modérato cantabile. Mais Israël peut-il néanmoins compter sur la Jordanie pour avoir gain de cause? Rien n’est moins sûr : tout au long de la guerre contre la Syrie, Israël a tenté de présenter la Jordanie comme un allié qui se sent aussi inquiet que lui par la présence du Hezbollah sur ses frontières nord. Or depuis l’entrée en vigueur de la trêve, les sources jordaniennes affirment la considérer comme  » un traité de cessation des hostilités ». Ce qui veut dire très clairement que la Jordanie s’orienterait vers une désescalade : dans les semaines à venir, Tel-Aviv se sentira bien seul….

parstoday.com

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Un commentaire pour Sud syrien : le glas sonne pour Israël

  1. Atlan dit :

    Je ne sais pas qui a écrit ce commentaire débile mais qui ne s’inquiète les Israéliens se sont préparés depuis longtemps à une éventuelle guerre contre le Hezbollah si d’aventure une guerre éclate les Israéliens feront revenir à l’âge de pierre le Liban est d’ailleurs les libanais le savent civil ou pas civil les Israéliens sont déterminés à porter un coup fatal au hezbollah et pourquoi pas à l Iran !

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