#USTrump : Le Grand Bouleversement…

Chef Trump, money.. Chef Poutine, stratégie! C’est une révolution! Il vont casser la baraque! Ha!Ha!Ha! 

La rencontre du président US Donald Trump avec la Chancelière Angela Merkel d’un côté et celle du président russe Vladimir Poutine avec son homologue français Emmanuel Macron de l’autre, a définitivement convaincu Trump et Poutine sur l’impossibilité de négocier avec les représentants de la finance internationale.

Pour Poutine, les choix à faire sont rationnels et relèvent des bases de la stratégie : accélération du rapprochement avec la Chine, élaboration d’une stratégie de riposte en cas d’une révolution de type technologique dans le domaine des armements pouvant conférer à l’adversaire un avantage décisif ou du moins l’effet de surprise, briser l’encerclement de la Russie et, par dessus tout, ne pas lâcher prise au Levant.

Les choses s’annoncent moins claires pour Trump, qui se bat non sans une certaine ironie et une bonne dose de sarcasme contre les très dangereux parasites de ce que l’on appelle l’État profond US et leurs multiples soutiens à travers le monde. Le président américain a réussi un coup de maître en se rendant, pour son premier voyage officiel, en Arabie Saoudite et en Israël, les foyers du bellicisme et du chaos mondial. Le fait que sa femme et sa fille aient défilé les cheveux en l’air à Ryad et que lui même a empêché le très pusillanime premier ministre israélien Benyamin Netanayahu à se rendre avec lui au mur des lamentations dans la vieille ville de Jérusalem en disent plus long que mille discours sur la volonté de Trump (et de ses conseillers secrets dont le génial Steve Bannon qui fait profil bas en ce moment) de jouer sur les symboles et l’imprévisibilité.

En d’autres termes, on se retrouve dans une situation aussi paradoxale qu’inédite où les deux chefs des deux plus grandes puissances militaires au monde doivent faire face, séparement et chacun selon un contexte particulier, à un système universel de prédation basé sur la spéculation, la spoliation et la destruction des valeurs humaines.

Au 13ème siècle, l’Empereur Allemand Frédérick II de Hohenstaufen avait engagé un bras de fer avec la Papauté, laquelle à l’époque n’avait rien à voir avec le Vatican des temps modernes et incarnait plutôt une puissance financière similaire à celle du complexe militaro-industriel occidental. Il était un génie bien en avance sur son temps et put se dégager une marge de manœuvre dans un monde verrouillé allant jusqu’à nouer des complicités avec les souverains musulmans et narguer l’ensemble du système. Et si l’historiographie officielle consacre un grand mythe autour de son échec face au système et celui, avéré de l’un de ces prédécesseurs, notamment à Canossa, dépeints comme d’ultimes humiliations pour les empereurs insoumis au système international établi  (nos médias conditionnés en auraient fait autant sinon bien plus qu’une propagande noire!), Frederick II est néanmoins rentré dans la postérité comme un géant atypique que même ses adversaires acharnés n’ont pu démonter.

Plus trivialement, Trump « se fout de la gueule de ses adversaires » en utilisant des techniques de la télé-réalité et le sensationnel, voire le sarcasme. La manière dont il a lancé une attaque aux missiles de croisière Tomahawk contre une base syrienne sans passer ni par le Congrès ni par les Nations Unies témoigne d’une réelle volonté d’humilier le système US et par dessus tout l’exposer dans toute sa nudité au reste du monde. Encore qu’en dépit de la violation flagrante de l’ensemble des principes de droit international, les alliés traditionnels de Washington ont applaudi comme des automates, s’exposant ainsi pour ce qu’ils sont en réalité : des esclaves sans aucune autonomie de pensée ou d’action.

Poutine s’inscrit dans une autre dynamique. Celle du jeu des Nations, le Grand jeu et l’enjeu de la puissance entre nations. Ses idées sont assez claires et ses opinions sont celles qu’auraient tenu des révolutionnaires anti-impérialistes des années 70. On peut le critiquer sous tous les angles possibles mais il demeure indéniablement constant sur un fait : il défend son pays contre une horde de vautours toujours affamés et connaît qui sont les véritables terroristes internationaux.

Dans cette lutte transcendant la dichotomie de la lutte immémoriale entre le bien et le mal, l’enjeu de la perception devient primordial. Cela échappe à l’analyse traditionnelle parce que la tromperie, telle qu’utilisée par les services clandestins d’antan, est devenue un mécanisme usuel à l’échelle internationale. Ce n’est plus le Kabuki nippon mais plutôt une nouvelle forme de théâtre d’ombres chinoises.

L’intérêt d’un tel bouleversement est la mise à nu définitive du système de prédation qui utilise le terrorisme à divers échelons pour faire perdurer ses intérêts, la division n’étant plus une garantie de survie.

Le roi n’est pas nu. Ses créanciers le sont. C’est un véritable bouleversement Shakespearien.

C’est une révolution! 

strategika51

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Cet article a été publié dans Allemagne, Arabie, Chine, Europe, Finance, France, International, Israel, ONU, Orient, Politique, Russie, Syrie, Terrorisme, UE, USA. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour #USTrump : Le Grand Bouleversement…

  1. Speedeo dit :

    Non vous pensez serieusement que poutine et trump sont des enemis de le la finance internationale ….je reve….

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