La Russie oppose le veto contre le projet de résolution américano-britannico-français

L’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vladimir Safronkov a souligné la nécessité de renoncer à l’arrogance, de penser à l’avenir de la Syrie et de ne pas s’ingérer dans les affaires des Syriens. Bravo Russia!

New York / La Russie a opposé le veto contre un projet de résolution américano-britannico-français soumis au Conseil de sécurité sur les allégations relatives à l’usage d’armes chimiques à Khan Cheikhoune.

La Bolivie a aussi voté contre le projet de résolution alors que 3 pays membres du Conseil de sécurité, dont la Chine, se sont abstenus au vote et que 10 pays l’avaient soutenu.

Lors d’une séance tenue par le Conseil de sécurité pour voter sur le projet de résolution américano-britannico-français sur les allégations de l’usage d’armes chimiques à Khan Cheikhoune, l’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vladimir Safronkov, a fait savoir que le ministre russe des AE, Sergueï Lavrov, avait suggéré à son homologue américain, Rex Tillerson, d’envoyer un communiqué conjoint au directeur général de l’OIAC pour réclamer à la mission conjointe de visiter immédiatement Khan Cheikhoune et la base de Ch’eyrat agressée par les Etats-Unis.

Il a ajouté que le Secrétaire d’Etat américain examine ce sujet et que Moscou attend une réponse “constructive” de Washington sur cette proposition.

Il a souligné qu’une réunion de l’OIAC se tiendra demain à La Haye dans le but d’examiner toutes ces questions.

Jaafari : L’administration américaine pousse la guerre contre la Syrie à des niveaux dangereux

L’ambassadeur permanent de la Syrie auprès de l’ONU, Bachar Jaafari, a affirmé que l’administration américaine pousse la guerre terroriste à des niveaux dangereux.

Dans une intervention qu’il a faite lors d’une séance du Conseil de sécurité consacrée au projet de résolution américano-britannico-français sur l’usage d’armes chimiques à Khan Cheikhoune dans le gouvernorat d’Idleb, Jaafari a fait savoir que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne la pousse à trouver un nouveau rôle via un discours extrémiste.

Jaafari a ajouté que le soutien militaire apporté aux groupes terroristes ne s’était pas limité aux pays de la “Coalition”, mais il a aussi englobé “Israël” qui les avait déjà soutenus.

“L’administration américaine s’est sentie que les groupes terrorsites qu’elle commandite avait commencé à reculer, c’est pourquoi elle a mené son agression contre la base de Ch’eyrat”, a-t-il dit.

Jaafari a indiqué que Damas avait adressé 90 messages au Conseil de sécurité sur la possession par les groupes terroristes d’armes chimiques.

Et Jaafari de poursuivre : “Certains messages que nous avons adressés à l’ONU avaient inclus des informations sur le trafic du gaz de sarin depuis la Turquie vers la Syrie”.

Il a souligné que le gouvernement syrien avait adressé un message au Conseil de sécurité sur l’invitation du directeur général de l’OIAC à envoyer une mission pour identifier celui qui avait utilisé l’arme chimique.

“L’agression américaine n’obligera point la Syrie à ne pas lutter contre le terrorisme et à ne pas poursuivre le processus politique”, a fait noter Jaafari.

De son côté, l’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vladimir Safronkov, a indiqué que le processus de Genève s’était développé et que les parties avaient discuté des quatre questions.

“Nous prévoyons la poursuite du processus de Genève d’une manière permanente”, a-t-il dit.

Safronkov a souligné la nécessité de renoncer à l’arrogance, de penser à l’avenir de la Syrie et de ne pas s’ingérer dans les affaires des Syriens.

Safronkov a appelé à l’établissement d’une Coalition internationale en vue de déminer Palmyre et les autres régions syriennes, affirmant que la Russie ne permettra guère aux projets géopolitiques à passer via le Conseil de sécurité.

Pour sa part, l’ambassadeur de Chine au Conseil de sécurité, Liu Jieyi, a assuré que le règlement politique est la seule voie pour résoudre la crise en Syrie.

Il a émis l’espoir que la pourparlers d’Astana préservent la cessation des hostilités pour soutenir les entretiens de Genève, soulignant que la lutte antiterroriste est une question importante qui contribue au règlement de la crise.

L’ambassadeur de Kazakhstan à l’ONU a appelé toutes les parties à aller de l’avant pour parvenir à un règlement politique de la crise en Syrie, affirmant que le volet politique est le seul règlement de la crise en Syrie qui influe sur la région entière.

L’ambassadeur de Bolivie à l’ONU a indiqué que son pays soutient les entretiens d’Astana et de Genève, souhaitant que le gouvernement syrien poursuive sa guerre contre le terrorisme.
A. Chatta

sana.sy

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