À Astana, Moscou renforce son rôle d’arbitre

From L: Turkish Foreign Ministry Deputy Undersecretary Sedat Onal, Russia's special envoy on Syria Alexander Lavrentiev, Kazakh Foreign Minister Kairat Abdrakhmanov, UN Syria envoy Staffan de Mistura and Iran's Deputy Foreign Minister Hossein Jaber Ansari pose after the announcement of a final statement following Syria peace talks in Astana on January 24, 2017. / AFP PHOTO / Kirill KUDRYAVTSEVCamarade Chef Poutine, t’es trop fort, allez buvons ! J’espère tu en a gardé du vodka pour mes avions J-20 ! Sacré Camarade Chef Xi, c’est bien de rigoler après une journée de travail. On est des champions Ha-Ha-Ha !

Par Laurence Habay

poutine-xi-1La rencontre entre les représentants de Damas et ceux des groupes de l’opposition syrienne armée a débouché sur un document qui consolide formellement le cessez-le-feu et sur un projet russe de Constitution, en attendant les négociations de Genève.

“La paix syrienne achoppe sur l’Iran”, titre le quotidien en ligne russe Gazeta.ru au lendemain de la rencontre d’Astana sur le règlement du conflit syrien. Sous la houlette de la Russie, de la Turquie et de l’Iran se sont rencontrés dans la capitale du Kazakhstan des représentants de Damas et de l’opposition armée syrienne, pour tâcher de consolider le cessez-le-feu en Syrie, obtenu fin décembre.

À l’issue de deux jours de discussions, qui ont laissé de nombreux désaccords irrésolus, un document a été signé par Moscou, Ankara et Téhéran, qui instaure un mécanisme de contrôle du régime de cessez-le-feu actuel. La délégation de l’opposition syrienne a refusé de le signer, ne cachant pas son mécontentement à l’égard de la position de l’Iran, qui n’a toujours pas l’intention de retirer ses forces armées de Syrie. Or, estime-t-elle, les milices chiites très nombreuses sur le territoire syrien enfreignent le cessez-le-feu.

Moscou propose un projet de Constitution

Dans la perspective du prochain round de négociations prévu pour le 8 février à Génève, sous l’égide de l’ONU, Moscou a préparé un projet de Constitution syrienne, qui a été remis aux différents groupes de l’opposition syrienne armée. Selon le chef de la délégation russe à Astana, Alexandre Lavrentiev, “la Russie n’a pas l’intention d’imposer sa vision du règlement du conflit syrien, elle propose une version qui pourrait permettre d’accélérer le processus de paix”.

Selon Gazeta.ru, le texte insiste sur le maintien de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et du caractère laïc de l’État syrien. Il ne propose pas de changements substantiels de l’actuelle Constitution, sinon notamment l’introduction d’un plus grand nombre de postes de vice-président et davantage d’autogestion régionale. Ce dernier élément, souligne le titre, implique que les territoires kurdes du nord de la Syrie pourraient prétendre à plus d’autonomie par rapport à Damas, mais pas à la souveraineté. Un point essentiel pour la Turquie.

courrierinternational.com

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