IV. 10 – Vladimir Poutine pour la paix, François Hollande pour la guerre

poutine-4682012, face à Poutine, Hollande dit « je ne suis pas responsable », notre Président de France a fuit ses responsabilités et, en 2013, voulait détruire la Syrie. Chef Poutine a défendu la Syrie face à l’Armada USA, France, Royaume-Uni et une possibilité participation de l’OTAN. Camarade Chef Poutine les a mis KO ! HoooUOOOUUUooo ! Ha-Ha

Le 1er juin 2012, le président russe, Vladimir Poutine, était à Paris pour évoquer, entre autres sujets, la situation en Syrie avec le tout nouveau président français, François Hollande. À la sortie de leur entretien, tous deux donnaient, côte à côte, une conférence de presse.

Marchant sur les pas de Nicolas Sarkozy en Libye, François Hollande déclarait… sous le contrôle de Laurent Fabius qui faisait comme si de rien n’était mais qui était bien, dans la salle et sous l’œil des caméras, l’un des personnages clés : « Mais nous avons aussi eu une discussion sur la Syrie. J’ai rappelé ce qu’était ma position. Le régime de Bachar El Assad s’est conduit de manière inacceptable, intolérable, et a commis des actes qui le disqualifient. Il n’y aura de sortie possible de cette situation qu’avec le départ de Bachar El Assad. » [Vidéo, Conférence de presse Poutine-Hollande, 1er juin 2012.]

Après les vagues de mensonges qui ont conduit les pays impérialistes à casser l’Irak et la Libye, à assassiner le président Saddam Hussein et le Guide révolutionnaire Muammar Gaddhafi, il est difficile de faire prendre à Vladimir Poutine des vessies pour des lanternes. Des jugements et des sanctions tourné(e)s contre le gouvernement syrien ? Voici ce que Vladimir Poutine en disait : « S’agissant des sanctions, les questions de ce genre doivent être débattues, tout d’abord au Conseil de sécurité des Nations Unies. Je pense que vous le savez vous-mêmes : les sanctions ne sont [pas toujours] efficaces. L’essentiel que nous devons faire, c’est de prévenir que la situation évolue selon le pire des scénarios, et lutter contre la possibilité de la guerre civile en Syrie. » [Idem. NdA : Entre crochets : « toujours pas » a été remplacé par « pas toujours ».]

Mais le président Hollande, qui n’a cessé et qui ne cessera pas, durant tout son quinquennat, de faire une fixation psychologique sur Bachar El Assad, revenait à la charge, toujours sous le contrôle de Laurent Fabius : « Je considère, pour ma part, que les sanctions font partie de la pression nécessaire, indispensable, si nous voulons aller vers le règlement politique. Mais sur la solution politique, c’est bien l’objectif que nous devons rechercher. La solution politique passe par le dialogue et par une transition. » [Idem.] S’agissant d’un président élu et réélu, Bachar El Assad, la dernière phrase d’un autre président, tout juste élu, non pour ses compétences mais pour faire barrage à un nouveau mandat du criminel de guerre Nicolas Sarkozy, a de quoi laisser pantois(e) ! De quoi se mêlait François Hollande ? Était-il le porte-parole du peuple syrien ?

Vladimir Poutine cherchait plutôt, par la position de la Russie, à calmer les tensions déclenchées en 2011… par quel(s) pays ?… « Avec la Syrie, nous avons de très bonnes relations, de long terme. Mais lorsque j’entends [affirmer] que la Russie a des intérêts spécifiques dans ce pays, je peux vous dire que c’est une erreur totale. Nous n’avons pas beaucoup de commerce ; nous n’avons pas beaucoup de coopération militaire avec la Syrie. Ce qui nous préoccupe, c’est la possibilité de la radicalisation de la situation, et que cette situation devienne incontrôlable, et la perte de personnes civiles. […] Notre objectif consiste à réconcilier toutes les parties en conflit : nous ne choisissons pas les nôtres et les autres. Nous voulons aider toutes les parties et nous allons faire en sorte qu’une solution politique soit trouvée. S’agissant de monsieur Assad, je peux vous dire qu’il a visité beaucoup plus souvent Paris que Moscou. Donc, regardons ce problème sous cet angle-là aussi. » [Idem. NdA : Les points de suspension et l’ajout du mot entre crochets sont de moi.]

Aussitôt, François Hollande, le pourfendeur des présidents Hafez et Bachar El Assad qui sont parvenus à stabiliser la République Arabe Syrienne dont la devise nationale est… « Unité, Liberté, Socialisme », tentait de faire de l’humour avant de revenir à sa marotte : « Sur les visites du président Assad, père et fils, je n’ai aucune responsabilité. C’est un autre temps, d’autres époques. Sur le constat, nous le partageons le constat : il y a risque de guerre civile, d’affrontements généralisés en Syrie. Là où nous avons aussi une perspective qui peut être commune, c’est sur la solution politique qu’il convient de faire prévaloir. Là où nous pouvons avoir des analyses différentes, c’est sur les responsabilités et sur le départ du de Bachar El Assad que je considère être un préalable pour la transition politique. » [Idem. François Hollande bute sur le « du » qui appelait le mot « président ». Ne voulant pas voir, en Bachar El Assad, le président élu et même réélu de la Syrie, et prenant ses désirs pour des réalités, il dit « de Bachar El Assad » comme si celui-ci n’était quasiment plus en fonction. À ce moment-là, le 1er juin 2012, François Hollande était président depuis quelques jours : il était loin d’imaginer que, honni par le peuple français, il ne pourrait pas même envisager de se représenter pour un autre quinquennat…]

Quant à Vladimir Poutine, il n’est pas près d’oublier les précédents massacres des populations sous le prétexte de les protéger contre de prétendus « dictateurs »… « Abordez ce problème et comparez la situation avec d’autres pays de la région. Regardez ce qui se passe en Irak, en Libye, et dans d’autres pays de la région. Est-ce que ces pays sont devenus plus en sécurité ? Vers quoi évoluent-ils ? Est-ce que vous avez une réponse ? Non. Donc, nous proposons, s’agissant de la Syrie, d’agir de façon très correcte, de façon très pondérée. » [Idem.] Le dernier mot à propos de la Syrie sera de Vladimir Poutine… « Mais nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de l’État ou de sa direction à la place du peuple syrien. Si vous pensez que nous pouvons résoudre [ces problèmes] à la place des autres, alors, allez au Caire et participez aux élections du président égyptien. Mais vous ne pouvez pas le faire et vous ne pouvez pas le faire s’agissant de la Syrie. Et personne ne peut le faire. Mais, si on écarte du pouvoir le président en exercice [Bachar El Assad], est-ce que vous croyez qu’il y aura un bonheur total dans ce pays, demain ? Non. Nous savons tous que Kadhafi était un tyran, mais savez-vous ce qui est arrivé, à Syrte, après l’arrivée des [djihadistes] ? Pourquoi vous n’écrivez rien [là-]dessus ? Est-ce qu’il y [a] le bonheur total, une prospérité ? Non. Nous voulons réduire la violence au minimum. Nous ne sommes pas pour Bachar El Assad ni pour ses opposants. Nous voulons arriver à la situation où un terme soit mis à la violence et qu’une possibilité d’une guerre civile soit complètement écartée. C’est ça l’objectif de notre politique, s’agissant de la Syrie. » [Idem. NdA : Pour plus de clarté, le nom du président syrien a été ajouté ; le terme du traducteur « guerilleros » a été remplacé par « djihadistes » plus conforme à la réalité ; « dessus » a été remplacé par « là-dessus », l’imparfait « avait » a été changé en présent « a » parce que Vladimir Poutine fait alors référence, non pas à l’époque de la Jamahiriya mais à ce qui se passe depuis l’assassinat de Muammar Gaddhafi. Ne connaissant pas le russe, il ne m’est pas possible de savoir si le mot « tyran » est juste. Mais, ayant travaillé sur l’évolution de la Libye révolutionnaire, de 1969 à 2011, je puis affirmer, sans la moindre hésitation, que Muammar Gaddhafi était à l’opposé d’un « tyran ».]

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Les Yankee's et l'OTAN sont aux portes de la Russie ! Que fera Chef Poutine ! Envahir les trois pays baltes, l'Ukraine et la Finlande... Oups !

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