Poutine appelle la nouvelle Douma à faire de la Russie un pays fort

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Vladimir Poutine a prononcé un discours lors de la première session de la nouvelle chambre basse du Parlement russe.
KEYSTONE/AP POOL SPUTNIK KREMLIN/ALEXEI NIKOLSKY
(sda-ats)

Vladimir Poutine a appelé mercredi les députés à accomplir la mission « historique » de la Russie, être un pays « fort ». Ces députés ont été élus après des législatives qui ont consacré l’emprise totale du Kremlin sur la Douma.

La première session de la nouvelle chambre basse du Parlement russe intervient dans le contexte de la pire dégradation des relations entre Moscou et les Occidentaux. La rupture cette semaine des négociations entre Russes et Américains dans le dossier syrien a même mené à une escalade verbale inédite depuis les années 1980, lorsque le président américain Ronald Reagan affublait l’Union soviétique du titre d' »Empire du mal ».

« Nous devons renforcer la sécurité et les capacités de défense de notre pays », a déclaré le chef de l’Etat, soulignant la nécessité de « défendre la position du pays sur la scène mondiale ».

« Nous devons nous unir, coordonner nos efforts, nos droits et obligations pour l’accomplissement du droit suprême historique de la Russie à être un pays fort », a martelé M. Poutine qui a fait ces dernières années sa priorité de la modernisation de l’armée et a déployé des troupes supplémentaires sur le « flanc » ouest de la Russie, en face des installations militaires européennes de l’Otan.

« Chaque pays a ce droit. Et nous ne donnons pas à cette notion – un pays fort – de connotation impérialiste », a-t-il souligné avant de conclure: « Nous n’avons jamais imposé quoi que ce soit à qui que ce soit ».

Décisions à entériner

A côté du secteur de la défense, stratégique pour répondre aux ambitions de la Russie en Syrie, Vladimir Poutine a rappelé que le pays attendait du législateur qu’il réponde aux défis de « l’éducation, de la santé, du logement et de l’écologie ».

Mais les premiers travaux des 450 députés, dont les trois quarts appartiennent au parti Russie Unie de Vladimir Poutine, portent la marque du climat de confrontation entre Russes et Occidentaux.

Les parlementaires doivent ainsi entériner en priorité deux décisions du Kremlin: la suspension de l’accord passé au début du XXIe siècle avec Washington sur le recyclage de dizaines de tonnes de plutonium provenant d’ogives nucléaires, et la création en septembre 2015 de la base aérienne permanente de Hmeimim, en Syrie, utilisée par l’aviation russe pour mener depuis un an des milliers de raids aériens.

La chambre, élue pour cinq ans au terme de législatives le 18 septembre entachées de fraudes malgré un effort louable du Kremlin pour plus de transparence, est amplement dominée par 343 (sur 450) députés de Russie Unie. Trois autres partis, qui ne peuvent être considérés comme d’opposition puisqu’ils votent généralement à l’unisson de Russie Unie, se partagent les sièges restants.

swissinfo

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